Monday, February 19, 2007

Le dimanche d'après

On est arrivé à Montréal bien tôt, on a fait une grosse sieste, on s'est fait un bon gratin de brocolis et on a bien moulé devant un film qui était sensé être drôle (hilarious marqué sur la pochette) et qui en fait s'est révélé être un film atroce sur un père de famille indien qui bat sa femme et ses gosses... Genre comédie communautaro-dramatique.
On a donc fait une journée pour le moins posée. Un peu de vaisselle, un peu de lessive, un peu de rangement...

Le soir, nous nous sommes posés devant un épisode semble-t-il tout nouveau de Desperate Houswives. Gaëlle et Fabien étaient tout fous.

La journée ne nécessitait pas de photos, mais veuillez considérer qu'on se rattrappe par rapport aux trois journées précédentes.

Sunday, February 18, 2007

Le samedi d'après, Toronto, Acte III

Lors de ce troisième jour, on s'est réveillé à 8h30, on a rendu les clés à l'accueil, et on est partis un peu en speed pour aller acheter un pass pour la journée de transport en commun, mettre la valise en consigne à la gare routière, et déclarer la perte du guide de Toronto, malencontreusement oublié dans le bus en revenant de Niagara... On arrive aux Elgin and Winter Garden Theatres, derniers théâtres double-decker encore en activité. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il retourne, il faut imaginer deux salles de la taille de l'olympia l'une sur l'autre, chacune possédant deux niveaux.
Ca c'est le Elgin :


Et ça, c'est le Winter Garden :

Les plafonds sont couverts de branches, dont 60% de vraies, et d'ampoules... Résultat vraiment bizarre, mais super impressionnant.

Le tout nous étant présenté par Tony, dit "boucle d'oreille et pue d'la gueule". Mais vraiment gentil et super doué dans sa présentation... deux heures au taquet le Tony.
On s'est ensuite fait un brunch chez Egg-spectation. Brunch à base d'oeufs donc.


Nous partons ensuite pour la Casa Loma, maison d'un riche fou furieux, entre le château de l'île Noire, celui de The Shining et celui de Citizen Kane. Le mec a fait fortune super vite puis fait faillite aussi vite.


Il y a quand même de belles choses la dedans :

L'extérieur:
La verrière construite en intérieure et illuminée par 400 ampoules...:

Des instruments délirants :


En sortant de là, un jeune junky se roule un joint sur le vinyl de Dark Side of the Moon en interpellant les passants.

Ensuite, on se prend un petit café, on se pose dans un pub où doit avoir lieu un concert le soir même avec un groupe que je connaissais d'internet, mais qui est précédé de deux groupes, quon a donc été obligé de se taper.

Le premier groupe commence la soirée en reprenant Hey Ya de Outkast. Moche. En rock. Façon Sum 41 et Avril Lavigne (qui sont canadiens, mine de rien)... Quelques compositions diarrhéïques plus tard, les illuminés reprennent Shakira.

Le second part un peu mieux mais balance un "she loves you yeah yeah yeah" au milieu de son premier pont. Moche.

On part sans avoir vu le groupe que je voulais et on prend le bus pour arriver dimanche matin à Montréal.

Sacré séjour.

Merci à tout ceux qui nous ont permis de faire ça. Vraiment. On s'est fait bien plaisir.

Encore une semaine comme ça, yeeeeepa !

Le vendredi d'après, Toronto, Acte II

Le vendredi 16 février serait donc notre jour pour les chutes du Niagara. Prévoyants, nous avons été demander l'avis du bonhomme au guichet qui nous a précisé qu'il étai tplus intéressant d'acheter son billet le jour même. On se réveille donc bien tôt, on prend un tram pour aller jusqu'à Bay Street, où on achète les billets, un café, un thé et Gaëlle part acheter un croisant et deux muffins pour se faire notre petit-déj' dans le car. Gaëlle croise un "gentil montréalais de l'UdeM qui a sans doute réussi son entretien au Consulat de France".







Dès la sortie de la gare routière, on se rend compte que notre chauffeur est soit aveugle, soit alcoolique, soit qu'il a décidé de refaire son aile droite... Premier virage, premier car obligé de reculer pour laisser passer notre fou furieux...





On finit par arriver tant bien que mal à Niagara Falls, la station de bus, qui se trouve en fait, nous le découvrons, à 6 miles soit quelque chose comme 10 kilomètres des chutes. Peu importe, on a tout le temps, il est 11h, on a tout notre temps, on marche.





On se dit que ce n'est pas vraiment l'idée qu'on se fait des chutes du Niagara quand on marche au bord d'une route enneigée, en passant à côté de motels sordides selon moi, grandioses selon Gaëlle, en lisant un guide qui nous explique que vraiment la ville de Niagara, c'est n'importe quoi, il faut surtout pas y aller...






Mais nous prenons Bridge Street puis River Road et nous partons à la découverte de cette rude nature, intrépides et fiers.



On finit par marcher sur la route,et peu à peu, on comprend ce que voulait dire le guide, ce côté attrape-touristes, avec notamment, un "paradis de l'oiseau exotique" au bord de la route, un hôtel sheraton dégueulasse, un musée guinness des records, un musée des légendes du catch américain, un musée des stars du rock en cire (en gros, selon l'impression que donne le prospectus, un mec s'est amusé à tripoter des emballages de babybel et a mis un écriteau en dessous marqué James Brown), etc.



Mais arrivons donc au sujet qui nous préoccupe, les chutes en elles-mêmes...

Le charme d'arriver par la route c'est qu'on arrive d'abord par voir les chutes américaines, plus petites, pour ensuite seulement distinguer derrière un rideau d'embruns les chutes canadiennes...



Voila donc les chutes américaines :







Et voila ce que l'on voit des chutes canadiennes depuis le lieu d'observation que nous nous sommes choisis :

Et là, on se dit : y a quand même beaucoup de neige.. et de glace... et de blanc. C'est vrai. Mais c'est quand même quelque chose d'impressionnant de voir des torrents se déverser entre des énormes blocs de glace...


Allez, c'est ma tournée de photos, je vous remets ça, mais côté canadien cette fois :















Et le fameux arc-en-ciel au dessus des chutes...qui a donné son nom au pont derrière lui, the rainbow bridge. Etonnant non ?




Voila un poème d'un formidable auteur espagnol à propos des chutes, que probablement personne n'a jamais pu lire en hiver, tant il n'y a que du givre, genre un gros nappage au sucre glace... Bizarre.




A noter que les embrunts qui flottent quelque temps se posent sur ce qu'ils trouvent, ce qui fait que la plupart des installations sont nappées, ici, un lampadaire...







...là, des arbres... Comme disait Gaëlle, c'est comme un film en noir et blanc, mais sans le noir.




Afin de montrer aux différents labels qui seraient intéressés qu'on a fait le tour du monde, je lance la collection "SMILE around the world" :






Enfin, je vous laisse profiter de quelques secondes de flotte...



Nous mangeons chez Tim Horton's un petit sandwich, on se balade encore au bords des chutes, on décide de rentrer à pied vers le bus, on erre dans un magasin de musique, qui ne vend que des copies, genre des basses à 180 dollars Canadien, soit au final 150 euros, ça puait la louze.

On a dormi dans le bus pendant le retour, on descend dans le centre-ville, on décide de se faire un gros Kentucky Fried Chicken, bien gras, histoire de nous débarasser de toute cette pureté... Nous finissons par errer pour trouver un concert sympa. Celui qui intéresse Gaëlle se passe au Bovine Sex Club. La vitrine étant couverte de couvercle de poubelles, je décide d'imposer un véto. Nous marchons, nous arrivons petit à petit vers notre hôtel, on s'arrête dans un pub pas très loin de chez nous, où nous retrouvons un clône de Bukowsky.

Allez, la suite un peu plus tard. Au menu, une visite privée de théâtre, la résidence démesurée d'un Jean-Marie Messier à l'époque du Titanic et l'un des concerts les plus louzes de ma jeune vie.

Le jeudi d'après, Toronto, Acte 1

Ce jour là était un jeudi quinze février. C'est ainsi que commence l'histoire de ce long, très long post. A minuit passé, nous montions dans un bus "Coach Canada" pour arriver à sept heures à Toronto.
Nous allâmes ensuite au Coffee Time, une sorte de Starbucks crado qui trainait sur notre chemin... Un café, un thé, deux muffins, ça faisait du bien quand même. A noter, les toilettes les plus sales aussi loin que puisse remonter ma mémoire.
Nous parcourûmes alors la Dundas Street à la recherche de notre hôtel, le Downtowner Inn qui se trouvait, selon les dires des autochtones dans la Pembroke Street.

Nous déposâmes les valises à l'hôtel et retournâmes vers le centre-ville à pied. Pour vous dire si on se gelait les miches, même le pizza hut se congelait de la façade.

Heureusement, Gaëlle arrive à détourner l'horreur du spectacle d'un Pizza hut qui gèle en un époustouflant numéro d'imitation de Clint Eastwood.

J'arrêtis avec le passé simple, ça me gonflâte. On prend le métro finalement parce que bon, voila, "faut pas croire que parce qu'il fait beau, il fait chaud" (proverbe d'à peu près toutes les régions du Canada). En sortant du métro, nous sommes dans le Downtown, et là, c'est la claque. Ca pue la classe cette ville. Vraiment une belle ville. Dépaysante mais à taille humaine quand même.

Mais au final, voila ce que nous cherchions à atteindre: la C.N. Tower (tin tin.....caisse claire et trompettes s'il vous plait). La structure la plus haute du monde, des statistiques improbables.

Autant vous dire qu'en bas de ce truc là, moi qui aie le vertige, je fais pas le fier. D'autant que sans que l'on comprenne pourquoi, ils vous font passer dans des sortes de téléportateurs qui vous balancent de l'air comprimé à la gueule, comme à la foire, ça perd un peu la classe du grand huit pour gagner celle du train fantôme... L'ascenseur qui nous amène à 356 mètres de haut monte à 6 mètres par seconde, 22 kilomètres heure et possède une belle vitre sur ... bah sur rien en fait, sur le vide, sur 350 mètres de vide et tu commences à te demander si tu vas finir par arriver ou s'ils ont démonté l'étage pendant la nuit... Cette tour est notamment réputée pour avoir un étage qui se nomme "the glass-floor", dont le sol est donc sensé être en verre. Dédicace à tous nos amis qui ne supportent pas de monter sur un escabeau...




Mais il faut bien dire que la vue est assez hallucinante une fois en haut... Voici quelques clichés, qui n'est pas besoin de commenter plus avant...

Voila un petit cadeau pour ceux qui n'imaginent pas bien le glass-floor...




Voila. Nous redescendons de cette bâtisse à la vitesse d'un parachutiste de l'armée américaine, nous dit le "groom"...

Nous partons ensuite vers King street pour aller voir le BCE, un bâtiment à l'architecture plutôt sympathique. Je me permets d'insérer quelques photos prises sur le vif, dans la rue, n'est-ce pas...

Ici, c'est bien un château avec un drapeau écossais en plein milieu du quartier des affaires de Toronto... Et pourtant, nous ne sommes qu'au début de nos surprises (j'adore cette phrase)...

A noter ici, la présence saugrenue d'une maison qui semble dater du XIXe en plein milieu de cette verrière ultra contemporaine.

Nous avons ensuite voulu voir le Toronto Stock Exchange Tower. Qui ne valait rien donc on s'est barré. Pour aller au Kensington Market, qui, en fait, pour être synthétique, voire même simplificateur, mais bon, on est entre nous, est Chinatown. Mais alors, un joli Chinatown... Ah si. Mais regardez moi ces façades si elles sont pas jolies... Hein? Si...

Comme dans tout bon Chinatown, nous déjeunons au Burger King, avant de nous rendre dans un salon de thé que faire tout ça en une matinée, c'était beaucoup et qu'il était temps d'avoir un coup de barre, ce qui ne tardait pas à venir nous frapper la gueule de plein fouet.

Nous rentrions donc pour le check in à l'hôtel, nous faisons une sieste bien méritée.

Nous partons ensuite vers la gare centrale de Toronto pour connaître les horaires des bus et des trains pour les chutes du Niagara qui seront notre étape du lendemain, vendredi.

Je tente de donner rendez-vous à un gars que je connais sur myspace le soir au C'est What ?. Il ne vient pas. Mais bon, on se prend quand même une pinte chacun Gaëlle et moi, on dîne dans un Pizza pizza dontla voûte est remarquable d'improbabilité...


et on rentre à l'hôtel sous la skyline nocture illuminée de mille feux de sbureaux tardifs (qu'on se dit que les ours polaires, ils en ont pas grand chose à faire de nos robinets mal fermés si tous les bureaux des tours américaines et canadiennes restent allumées 24 sur 24, mais j'dis ça, j'dis rien).


La suite, demain, dans un autre post... Les chutes du Niagara... Tin tin... plus fort les violons...