
Le vendredi 16 février serait donc notre jour pour les chutes du Niagara. Prévoyants, nous avons été demander l'avis du bonhomme au guichet qui nous a précisé qu'il étai tplus intéressant d'acheter son billet le jour même. On se réveille donc bien tôt, on prend un tram pour aller jusqu'à Bay Street, où on achète les billets, un café, un thé et Gaëlle part acheter un croisant et deux muffins pour se faire notre petit-déj' dans le car. Gaëlle croise un "gentil montréalais de l'UdeM qui a sans doute réussi son entretien au Consulat de France".
Dès la sortie de la gare routière, on se rend compte que notre chauffeur est soit aveugle, soit alcoolique, soit qu'il a décidé de refaire son aile droite... Premier virage, premier car obligé de reculer pour laisser passer notre fou furieux...

On finit par arriver tant bien que mal à Niagara Falls, la station de bus, qui se trouve en fait, nous le découvrons, à 6 miles soit quelque chose comme 10 kilomètres des chutes. Peu importe, on a tout le temps, il est 11h, on a tout notre temps, on marche.
On se dit que ce n'est pas vraiment l'idée qu'on se fait des chutes du Niagara quand on marche au bord d'une route enneigée, en passant à côté de motels sordides selon moi, grandioses selon Gaëlle, en lisant un guide qui nous explique que vraiment la ville de Niagara, c'est n'importe quoi, il faut surtout pas y aller...
Mais nous prenons Bridge Street puis River Road et nous partons à la découverte de cette rude nature, intrépides et fiers.
On finit par marcher sur la route,et peu à peu, on comprend ce que voulait dire le guide, ce côté attrape-touristes, avec notamment, un "paradis de l'oiseau exotique" au bord de la route, un

hôtel sheraton dégueulasse, un musée guinness des records, un musée des légendes du catch américain, un musée des stars du rock en cire (en gros, selon l'impression que donne le prospectus, un mec s'est amusé à tripoter des emballages de babybel et a mis un écriteau en dessous marqué James Brown), etc.
Mais arrivons donc au sujet qui nous préoccupe, les chutes en elles-mêmes...
Le charme d'arriver par la route c'est qu'on arrive d'abord par voir les chutes américaines, plus petites, pour ensuite seulement distinguer derrière un rideau d'embruns les chutes canadiennes...
Voila donc les chutes américaines :





Et voila ce que l'on voit des chutes canadiennes depuis le lieu d'observation que nous nous sommes choisis :

Et là, on se dit : y a quand même beaucoup de neige.. et de glace... et de blanc. C'est vrai. Mais c'est quand même quelque chose d'impressionnant de voir des torrents se déverser entre des énormes blocs de glace...
Allez, c'est ma tournée de photos, je vous remets ça, mais côté canadien cette fois :






Et le fameux arc-en-ciel au dessus des chutes...qui a donné son nom au pont derrière lui, the rainbow bridge. Etonnant non ?

Voila un poème d'un formidable auteur espagnol à propos des chutes, que probablement personne n'a jamais pu lire en hiver, tant il n'y a que du givre, genre un gros nappage au sucre glace... Bizarre.

A noter que les embrunts qui flottent quelque temps se posent sur ce qu'ils trouvent, ce qui fait que la plupart des installations sont nappées, ici, un lampadaire...

...là, des arbres... Comme disait Gaëlle, c'est comme un film en noir et blanc, mais sans le noir.
Afin de montrer aux différents labels qui seraient intéressés qu'on a fait le tour du monde, je lance la collection "SMILE around the world" :


Enfin, je vous laisse profiter de quelques secondes de flotte...
Nous mangeons chez Tim Horton's un petit sandwich, on se balade encore au bords des chutes, on décide de rentrer à pied vers le bus, on erre dans un magasin de musique, qui ne vend que des copies, genre des basses à 180 dollars Canadien, soit au final 150 euros, ça puait la louze.
On a dormi dans le bus pendant le retour, on descend dans le centre-ville, on décide de se faire un gros Kentucky Fried Chicken, bien gras, histoire de nous débarasser de toute cette pureté... Nous finissons par errer pour trouver un concert sympa. Celui qui intéresse Gaëlle se passe au Bovine Sex Club. La vitrine étant couverte de couvercle de poubelles, je décide d'imposer un véto. Nous marchons, nous arrivons petit à petit vers notre hôtel, on s'arrête dans un pub pas très loin de chez nous, où nous retrouvons un clône de Bukowsky.
Allez, la suite un peu plus tard. Au menu, une visite privée de théâtre, la résidence démesurée d'un Jean-Marie Messier à l'époque du Titanic et l'un des concerts les plus louzes de ma jeune vie.